Centenaire Caudron 2009 en Baie de Somme

en souvenir de Gaston & René

Alessandro Anzani

 
 (né le 5 décembre 1877 à Milan, Italie – mort le 24 juillet 1956 à Merville-Franceville, Calvados France) était un pilote motocycliste italien du début de XXe siècle et un ingénieur motoriste, qui fonda sa propre société de fabrication de moteurs.
Biographie
Fils d’un réparateur de machines à coudre, Alessandro Anzani arrive en France en 1900, à l’âge de 23 ans.

Il fut d’abord un pilote de motos sur Hurtu dès 1903.

Il est deuxième au Championnat du monde au Parc des Princes en 1903.

Il passe chez Alcyon (engagé par la maison-mère Gentil comme pilote essayeur). Champion du monde de moto en 1905, il atteint rapidement la notoriété et la fortune.

Il pilotera des motos à 3 cylindres en éventail (moteur Buchet).

En septembre 1906, il participe aux essais de l’Aéromotocyclette, sur laquelle il établit un record de 80 km/h à Asnières-sur-Seine.

Il passe brièvement chez Werner.

Il crée, en 1906, sa propre société de fabrication de moteurs à Asnières.

Après un déménagement à Courbevoie, il produit, dès 1907, des mono- et bi-cylindres pour motocyclettes.

En 1908, il sort plusieurs nouveaux moteurs de motos : bi-cylindre à plat, trois cylindres en éventail (le portant à 6,4 l de cylindrée). Il fournit des moteurs de ce type pour l’aviation aux frères Caudron et à Louis Blériot, qui fait son premier vol avec le 31 octobre 1908 de Toury(28) à Artenay(45), puis avec lequel ce dernier traverse la Manche le 25 juillet 1909.

Alessandro Anzani dispose 3 cylindres dans un même plan perpendiculaire à l’arbre, les 3 bielles attaquant un même maneton emmanché par ses extrémités dans 2 volants montés sur l’arbre, celui-ci coupé entre les volants. Les cylindres sont placés en éventail à 60° les uns des autres, d’où explosions inégalement espacées : on disait que le moteur galopait. Les ailettes placées dans le courant d’air refoulé par l’hélice refroidissait le moteur situé immédiatement derrière elles. Anzani annonçait pour son moteur une puissance de 30 ch à 1 600 tours/min, mais le moteur chauffant rapidement à ce régime, Blériot ne lui demanda que 25 ch à 1 350 tours/min, ce qui devait lui assurer la demi-heure d’autonomie nécessaire à la traversée de la Manche [1].

Jusqu’à la Première Guerre mondiale, la production se diversifie, avec toute une gamme de moteurs en V et en étoile, allant jusqu’à 20 cylindres. Alors qu’en 1909 Anzani vendait autant de moteurs que Gnome, la proportion atteint 10 contre un en faveur de Gnome en 1911 puis 21 contre un face à la même firme en 1913 [2].

Il crée, en 1911, une filiale en Angleterre, la British Anzani Engine Company, qui existe toujours. Cette filiale équipera les Caudron G3 anglais pendant la guerre.

Il fabrique des moteurs à 5 et 10 cylindres (double étoile de 12,1L de cylindrée).

De très belles motocyclettes seront motorisées par Anzani durant cette période (moteurs 2 et 3 cylindres). Entre autres la Montgomery 1000 V2 de 1924 (moteur culbuté à huile perdue à 4 soupapes par cylindre).

Sur l’une d’elles, Richard Temple atteignit la vitesse de 183 km/h, en 1923

Durant la Première Guerre mondiale, la firme Anzani trouve un moyen de subsister au travers de la sous traitance. Après la guerre, Anzani retourna à ses premières amours, celles des motocyclettes.

Il vend la société à Henry Potez en 1923. Les ateliers de Courbevoie seront vendus en 1949 à Air France, qui en fait le Centre de Révision de Courbevoie.

Il décède à Merville-Franceville-Plage (Calvados) le 23 juillet 1956.

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