Centenaire Caudron 2009 en Baie de Somme

en souvenir de Gaston & René

Appareils participants au festival du Crotoy

BEECH S17 STAGGERWING FAZJP de Jean Philippe CHIVOT

Avion des années 30, le Beech S17 biplan aux ailes décalées d’où le surnom de « Staggerwing » effectuera son 1er vol le 5 Novembre 1932 le Beech S17 se révèle être un avion rapide par rapport aux autres avions militaires de l’époque. Les 450 Ch. du moteur 9 cylindres en étoile Pratt & Withney lui permettent de friser les quelques 340 Km/h et ceci à bord d’un avion très luxueux et confortable surnommé d’ailleurs la « Rolls des airs » ou encore la « Cadillac des airs ». Petite particularité du Staggerwing, c’est la composition de ces 5 réservoirs soit 1 dans chaque demi ailes et un réservoir principal dans le fuselage soit une capacité de 460 litres qui doivent êtres remplis et vidés dans un ordre bien précis, une plaque est d’ailleurs disposée sur le tableau de bord pour rappeler les consignes. Délaissé par la suite par l’armée Américaine en Août 1945 et après plus de 10 ans de bons et loyaux services, il devient alors version civile. Au total c’est 781 exemplaires du Beech S17 qui seront construits jusque 1948. Le Beech S17 sera ainsi utilisé en autre par la mafia américaine, et par le célèbre « Al Capone ».

NORTH AMERICAN T6 F-AZAU de Jean Philippe CHIVOT + F-AZSC de Yves BRUKER

le North Américan T6 dont le premier vol est effectué en Avril 1935 sera construit en série à plus de 17 000 exemplaires. Equipé d’un moteur 9 cylindres en étoile Pratt & Whitney R-1340 de 600 Ch. lui autorisant une vitesse de croisière de 220 Km/h. Plus connu sous le nom de «Texan» ou «Harvard» el T6 fut avant tout un avion école d’entraînement qui à formé de nombreux pilotes de chasse qui poursuivirent leur formation sur chasseur le célèbre Spitfire, le Hurricane, Mustang P 51 D et «Bombardier Boeing B17». Le T6 à entre autre été utilisé durant la guerre de Corée et la guerre d’Algérie par l’Armée de l’Air qui en fit un avion d’appui au sol, il équipera aussi les bases écoles de Marrakech et de Cognac. Le T6 qui est réputé lourd et peu maniable est pourtant sous la main fine du pilote expert, un magnifique avion de spectacle à l’aspect et au bruit très impressionnant lors de ses représentations. Il n’y a pas plus bruyants comme avion car dès que l’on augmente la puissance à son maximum les bouts de pales en passant en vitesses supersoniques et produisent un bruit assez caractéristique.

Le T6 c’est avion d’entraînement avancé d’où son non de AT pour Advance Trainer 6 qui à permis aux forces alliées pendant la dernière guerre de former quelques centaines de milliers de pilotes en l’espace de quelques années quelques centaines de milliers de pilotes qui étaient d’un niveau extraordinairement élevé pour être bien formé en aviation il faut de bons instructeurs le T6 est un avion école qui est toute à la fois intimidant et les taupes de bondues font être sourdes ce soir.

STAMPE SV4

Conçu vers le milieu des années 30, le Stampe et Vertongen SV-4 fut tout d’abord utilisé par les forces aériennes belges. Avion choisi en 1938 comme avion école par excellence par l’Armée de l’Air et l’Aviation Civile Française, il vit une série lancée malheureusement stoppée par le début de la 2nde Guerre mondiale. Ce fut ainsi que dès 1945, le besoin en avion école se faisant énormément ressentir, la série de construction pu être relancée et le SV-4 fut en mesure de regonfler les écoles civiles, militaires et nombreux aéro-clubs. Motorisé par un moteur Renault 4P de 140 CH, le Stampe croise à près de 150 Km/h, d’un pilotage très homogène et d’une maniabilité exemplaire le Stampe permit de tenir tête dans de nombreux championnats de voltige aérienne le Stampe est une machine très performante en voltige à son bord des champions comme Léon Biancotto et le Chevalier d’Orgeix qui remportèrent le Loockeed Trophy, l’un en 1955 et 1960, Le Stampe fut d’ailleurs utilisé comme remorqueurs de planeurs et largages paras. Quelques 961 exemplaires ont été construits en France, il en reste d’ailleurs encore de très nombreux exemplaires en Europe et au Etats-Unis.

AUSTER MK G-ASOM – G-AGLK – G-AGXM – G-ANHS – G-AJYB

L’AUSTER MK  est avant tout issue d’une grande lignée d’avions d’observation Britannique utilisé par la Royal Air Force après la seconde guerre mondiale.  L’appareil est utilisé avec succès,  mais il fera l’objet de vives critiques à cause de ses faibles performances et sa fragilité ne lui permettant pas la mise en oeuvre sur des terrains sommaires. Pour palier donc à ces défauts, la compagnie «Auster Aircraft»  sort d’usine la version finale AOP Mk 9 dont le prototype vola pour la première fois en Mars 1954, cette nouvelle version obtient une motorisation plus puissance puisque équipé d’un moteur à pistons en V inversé  «Blackburn Cirrus Bombardier MK 203»  de 180 Ch. permettant ainsi un meilleur rapport poids/puissance. Il donne aussi à l’avion une excellente capacité ADAC -(pneus basse pressions, dispositifs hypersustentateurs améliorés)- favorisant ainsi les opérations sur terrains sommaires. L’AUSTER  AOP (Air Observation Post) sera utilisé comme son nom l’indique en tant qu’appareil d’observation, de reconnaissance photo, d’évacuation sanitaire, ou encore de remorquage cible. La production débute en 1955 et se totalise par la fabrication de 145 machines utilisées jusqu’en 1957 par la RAF, jusqu’à ce que l’Army Air Corps nouvellement nommée reprit en charge les missions de poste d’observations qui délaisseront par la suite ce type d’appareil préférant l’utilité des hélicoptères, plus modernes et plus  adaptés à ce genre de mission. Quelques exemplaires volent encore de nos jours et sont concentrés en Angleterre.

SUPERMARINE SPITFIRE

Le Supermarine Spitfire «cracheur de feu» est un chasseur bombardier monoplace véritable pur-sang, qui fut le fruit du travail de Reginald J Mitchell dont les avions de course avaient aisément remportés le trophée Schneider au nom du Royaume-Uni dans les années 30. Le prototype vola pour la première fois le 5 mars 1936 et fit fureur, la production commença immédiatement avec la mise en service des Spitfire MKI pour la Royal Air Force en 1938, ces premiers modèles avaient une hélice bipale en bois à pas fixe qui sera remplacée plus tard par une tripale métallique à pas variable. Le Spitfire brillera dans la célèbre Bataille d’Angleterre de juillet 1940 dans laquelle les appareils et leurs pilotes entreront dans l’histoire. Le Supermarine Spitfire était doté d’un moteur Rolls-Royce Merlin à pistons en V développant en moyenne 1400 Ch. lui permettant ainsi d’atteindre des vitesses de l’ordre de 650 Km/H. Par la suite d’autre modèles dénommés « Mark ou Mk » beaucoup plus puissants du Spitfire entrèrent en service, mais le concept de base de Mitchell changea très peu. Le Spitfire sera fabriqué à plus de 20 000 exemplaires, et il en reste à aujourd’hui une vingtaine à travers l’Europe dont la plus forte concentration se trouve en Angleterre. Récemment le « Spitfire » a été classé comme patrimoine historique volant  par la Reine mère d’Angleterre.

Le Waco UPF7

Le Waco signifie Weaver Aircraft Corp., n’a rien à voir avec la ville texane du même nom, mais qui se prononce Way-co. Waco, avant guerre, était le premier constructeur d’avions au monde. C’est aussi le fabriquant des planeurs remorqués par des Douglas DC3, lors du débarquement en France de 1944. Au départ c’était une petit société, montée par un certain Bud Weaver, qui avait concentré sa fabrication sur des biplans monomoteurs ; certains Torpédo, biplaces mais surtout triplaces (deux devant et un derrière), d’autres à cabine fermée. Mais c’était un mécanicien, combinant voilures standardisées, moteurs standardisés, et fuselages. De nombreuses appellations, avec trois lettres (une pour la voilure, l’autre pour le moteur, la troisième pour le fuselage): UPF, YMF, c’est que ces avions étaient à la fois solides, dociles, simples et pas très chers. Le succès des Waco, aux Etats Unis est devenu un phénomène universel et de longévité. Le modèle présenté est pourvu d’un Pratt et Whithney R 985 de 450 CV sa vitesse de croisière est de 210 Km/h. Il s’agit d’une pièce unique au monde. Le célèbre milliardaire Howard Hughes était d’ailleurs un féru du WACO.

BUCKER 131 JUNGMANN G-BSAJ d’Anna Walker + François DEVIN

De conception classique, rappelait le De Havilland Tiger Moth britannique. Propulsé par un moteur en ligne Horth HM-60R de 80ch le premier prototype du Jungmann pris l’air le 27 avril 1934 sous l’immatriculation civile D-3150 et fut ensuite construit en série sous l’appellation de Bü-131A. L’appareil intéressa immédiatement les responsables Allemand à la recherche d’un appareil d’entraînement pour leur toute jeune Luftwaffe. Néanmoins les aviateurs allemands demandèrent à la firme Bücker de doter son Bü-131 d’un moteur un peu plus performant. Ce fut chose faite en remplaçant le HM-60R par un HM-504A de 105ch issu du même constructeur. La Luftwaffe allait donc commander plus de 1700 exemplaires de cet avion d’entraînement primaire durant toute la guerre. Le Jungmann deviendra l’avion d’entraînement primaire standard en Allemagne. Durant la terrible bataille de Stalingrad la Luftwaffe remis des Bü-131 aux unités chargées des vols nocturnes. Ces unités larguèrent des bombes de 2kg depuis les petits biplans contre les positions de l’Armée Rouge.

Le petit biplan allemand connut également un certain succès à l’étranger quand 150 exemplaires furent commandés par la Roumanie, 100 par la Hongrie, et 80 par la Suisse. Ce dernier client construisit l’avion sous licence. Mais c’est sans conteste possible que le Japon qui fut son meilleur client à l’exportation avec près de 1050 exemplaires achetés pour l’aviation et 330 par la marine impériale et furent utilisés comme avions d’attaque de nuit contre les positions américaines dans le Pacifique.
Lorsque la fin de la guerre arriva, la Tchécoslovaquie décida de conserver quelque Bü-131 ex-Luftwaffe qui se trouvait sur son territoire. Ces avions permirent à la société Aero de sortir une version légèrement modifiée connue sous le nom de C4. Les premiers C4 arrivèrent en 1951. Israël reçut en 1949 une dizaine de Bü-131 qui servirent au sein de la Heyl Ha Avir jusqu’en 1952. De nos jours de nombreux Jungmann volent encore dans le monde. Construit dans les années 30 par Karl Bucker artiste inconditionnel ce petit biplan biplace de 80ch puis 100ch aux qualités de vol surprenantes était utilisé comme avion école standard des pilotes Allemands d’avant la seconde guerre mondiale, le bucker 131 équipé d’un moteur Hirth de 105 ch. se distingue par ses qualités de vol surprenantes, léger, docile en vol avec commandes vives et précises, sa vitesse de croisière est de 145 Km/h il est incontestablement le meilleur avion de voltige pour l’époque en participant notamment à de nombreuses compétitions de haut niveau, il reste cependant un appareil difficile à poser mais o combien brillant dans le ciel même après plus de 70 ans après sa création.

CAP 232 G-GXDB de Diana Britten

C’est la monture privilégiée des voltigeurs, un vrai pur sang, une formule 1 des airs, pourvu d’un moteur 6 cylindres à plat « Lycoming de 300 ch. permettant une vitesse de pointe de 400 Km/h. Il est représentatif lors de nombreuses compétitions mondiales de voltige de haut niveau, avion d’une grande solidité, le CAP 232 présenté ce week- end est piloté par l’une des meilleurs femmes pilotes au monde, Diana Britten, l’une des seule femme à maîtrisé par excellence le CAP 232 totalisant plus des milliers d’heures de vol et des années d’entraînement ce qui lui à permis de remporté plusieurs titres de championne de France, d’Europe et du monde par équipe. Cette voltige de haut niveau ne laisse pas place à l’amateurisme, et révèle de la part des pilotes une maîtrise parfaite avec une concentration maximale, la moindre inattention peut provoquer l’erreur.

Elle exige aussi et surtout de bonne condition physique puisque dans le ciel les pilotes atteignent des facteurs de charge pouvant allez jusqu’à +10/-10G.

CHRISTIAN MOULLEC ET SES OIES

Accompagné par de nombreux oiseaux, Christian Moullec sillonne le ciel depuis 1995 à bord de son petit ULM. Sa passion de toujours lui a valu d’imaginer un projet extraordinaire de migration en compagnie d’une espèce d’oie sauvage en voie de disparition. Météorologiste de profession et grand amoureux des oiseaux, Christian a survolé une partie de l’Europe du Nord avec sa femme Paola et 20 oies naines. Élevées dès leur éclosion par ce couple, les jeunes oies ont suivi l’ULM équipé de flotteurs depuis le centre de la Suède jusque sur une réserve naturelle au bord du Rhin. Cette épopée incroyable le long des côtes sauvages de la mer Baltique est le fruit d’un itinéraire insolite qui a mené l’auteur depuis sa Bretagne natale jusqu’aux îles Kerguelen en passant par l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon. Sa quête pour une observation toujours plus profonde de la beauté du monde des oiseaux apparaît aussi comme l’énergie qui lui a permis de réussir cette aventure pleine d’espoir pour le retour des oies naines en Europe.

Suite ….

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