Centenaire Caudron 2009 en Baie de Somme

en souvenir de Gaston & René

Aéronefs participants – Suite

NORD 1101 Noralpha F-BLQU de MORANDINI
En Septembre 1933, le Ministère Allemand décide de  passer commande rapidement  d’un avion de tourisme qudriplace à cabine fermée l’avion sera baptisé Messerschmitt 108 et sera construit dans un premier temps  en moins de 10 exemplaires en moins d’un an afin de participer à une compétition de tourisme organisé en 1934 par la pologne. Le Messerschmitt 108 bénéficie alors des techniques les plus avancées de construction métallique, fuselage mono coupe, fentes de bords d’attaque, train rentrant etc.…l’appareil pourvu d’un moteur Argus développant 240 Ch.  se révèlera alors le plus rapide de ce concours parmi les autres avions en compétition  avec la vitesse hallucinante de 290 Km/h sur une distance d’environ 300 Km. Le succès de l’appareil engendrera la production de plus de  800 exemplaires exportés à travers une quinzaine de pays.
Au début de l’année 1942, la société nationale de construction aéronautique du Nord, désignée habituellement Nord, fut chargée de reprendre la production du Messerschmitt BF 108 Taifun En 1943-1944, Nord se lança dans la mise au point de deux prototypes du Messerschmitt Me 208, qui différaient du BF 108 par leur train d’atterrissage tricycle escamotable. L’exemplaire de cet appareil qui survécut aux opérations de la Libération reçut la dénomination de Nord 1100 Noralpha et fut développé par la société française en tant que Nord 1101 avec un Renault 6Q 10, le Nord 1102 recevant un Renault 6Q 11 (l’armée française les baptisa respectivement Ramier I et Ramier II).
La production de ces deux machines fut de deux cents exemplaires, la dénomination de N 1104 Noralpha étant attribuée à un avion d’essai doté d’un moteur Potez 6D0. Deux Ramier I furent transformés en vue de subir diverses expérimentations avec un turbomoteur Turborméca Astazou, en tant que N 1110 Nord Astazou, et volèrent le 15 octobre 1959.

MORANE MS 317 F-BGUZ de Gérard GOVIN
Cet avion de collection fit les beaux jours des clubs de voile à voile, entre 1960 et 1980 puisqu’il était utilisé pour le remorquage de planeurs mono ou biplace,  mis à part cette utilisation, il est encore très répandu et procure à son heureux propriétaire des sensations de vol incomparable, agréable et souple en vol il permet allègrement une voltige de 1er cycle, il est le compagnon idéale de belles balades en nos régions. Le Morane Saulnier 317 surnommé « parasol » le doit simplement à son aile dite « parasol » car  situé très en avant du pilote soutenue par des tubes et haubans relié au fuselage avant. D’un point de vue motorisation, il est propulsé par un moteur Continental 7 cylindres en étoile d’une puissance de 220 ch., il atteint la vitesse de croisière de 185 Km/H. Le MS317 Parasol prend part comme aujourd’hui à de nombreux meeting aérien.
Dans le ciel voici2 avions de sport qui symbolise une certaine classe une certaine élégance une certaine maîtrise et beauté à la mode française il s’agit d’un Morane MS317des biplaces en tandem

MORANE SAULNIER 733 ALCYON
Le MS733 a été construit a  quelques 200 exemplaire et répondait à une demande de l’armée de L’air Française dès 1948 sur l’étude d’un avion école semi acrobatique, le premier prototype MS733-01 le 25 septembre 1951, qui est propulsée par un Potez 6D-02 de 240 CV Le MS733 fut utilisé pour l’entraînement élémentaire en autre par l’Ecole de l’Air de Salon de Provence, l’Aéronavale et l’école de perfectionnement d’Air France à Cormeilles en Vexin. Ils furent aussi utilisés durant la guerre d’Algérie
Le Morane est bien vite apprécié. Il est apte à la voltige en biplace, tout en étant un authentique triplace pour des vols de liaison. Le MS 733 est de construction entièrement métallique à double commande, e robustes patins sous le ventre limitent les dégâts si l’avion doit se poser sur le ventre, ou si le pilote rentre  le train trop tôt…ou néglige de le sortir à l’atterrissage.
Vitesse de croisière : 230 Km/H Vitesse maximale : 260 Km/h,  Autonomie de 4H poids à vide de 1286 kg pour une MAOW de 1750 kg. Vitesse ascensionnelle 4.10 m/s Rayon d’action : 950 Km Capacité carburant : 245 litres
Utilisation militaire :

  • Ecole de l’Air
  • Escadrille de réserves de Bordeaux et Nancy
  • Aéronavale

FIAT G46A OO-VOR de Mr DANY CABOTTER
Conçu en 1946 par l’ingénieur Giuseppe Gabrieli pour les écoles de pilotage, en quête d’un biplace léger d’entraînement intermédiaire pour la formation des pilotes de chasse, le G46 fut d’ailleurs le premier monomoteur mis au point par Fiat, à Turin au lendemain de le 2nde guerre mondiale. Le premier prototype du G46-B vola au cours du mois de février 1948 et dès les premiers essais, le G46démontra d’excellentes performances et caractéristique de vol, agile et maniable, notamment pour la voltige malgré sa faible motorisation. La construction en série démarra en 2 versions de base (A monoplace et B biplace tandem) et en 4 variantes avec différents moteurs Alfa Roméo.
(Équipé par moteur Alpha Roméo 115 de 6 cylindres en ligne inversée de 215 ch. vitesse de croisière de 250 Km/h et sa vitesse maxi de 310 Km/h – poids à vide 920 kg MTOW 1300 kg – autonomie de 920km)
Le Fiat G46 fut produit à été produit à 300 exemplaires en 5 versions pour équiper les armées de l’Air Italienne, Autrichienne, Egyptienne et pour l’Argentine.
A la fin de leur carrière, les Fiat G46 furent mis à disposition des aéroclubs pour l’entraînement à la voltige.

PITTS S1B
Petit et nerveux, le Pitts à révolutionné l’aviation sportive, plus de 30 ans après sa naissance, ce biplan très léger  d’environ 325 kg mais solide est devenu une véritable bête de voltige dans le années 60 avec des motorisations allant jusqu’à 4 fois sa puissance d’origine, doté d’une agilité exceptionnelle et de son excès de puissance il devient champion du monde et donne naissance à la génération actuelle, des avions de voltige de haut niveau, destinés à des pilotes de haut niveau, aujourd’hui le Pitts dépassé en compétition, est un appareil très agréable à piloter, mais parfois très capricieux notamment lors de sa phase d’atterrissage, il reste cependant un avion qui inspire un grand respect de la part de son maître, un très beau jouet mais que pour les grands.

NORD AVIATION NORD 3202 de Mr François BROUCQSAULT
Il s’agit d’un avion biplace d’entraînement monomoteur conçu pour assurer la formation des élèves pilotes, appareil polyvalent car il permettait d’assurer de la formation de base du pilotage à la voltige aérienne de 1er cycle en passant par la navigation aérienne. Il fut donc l’objet d’une commande de plus de 100 exemplaires par les écoles d’entraînement de  l’ALAT  l’Aviation Légère de l’Armée de Terre  dans le cadre du programme de rééquipement des écoles. De construction mixte Bois / métal (structure fuselage en acier tubulaire et couverts de ôle d’alliage léger, les ailes quant à elle sont entoilées avec mono longeron entièrement métallique  qui traverse le fuselage) Le NORD 32 est équipé d’un moteur POTEZ 4D de 240 ou 260ch. selon les variantes.
Le poids du NORD 32 est de 860 kg et sa masse à charge est de 1220 kg
Vitesse de croisière : 218 Km/H / Vitesse maximale de 264 Km/H
Envergure : 9.50m / Longueur : 8.14m / Hauteur : 2.84m / Surface alaire (portante) : 16.26m²
Vitesse ascensionnelle 6m/s / Autonomie de 1000Km

Planeur FOX de Denis HARTMANN
Le Fox, qui a volé la première fois en 1993, a été développé principalement pour le perfectionnement à la voltige aérienne. La résistance structurelle du Fox est optimisé pour la voltige aérienne avec des facteurs de charge allant  de +9/-6 g permettant des figures de 1er et 2nd cycle et sa durée de vie allant jusqu’à plus de 3000 hrs de vol, un programme d’inspection de la structure entière notamment des ailes se fait toutes les 500 hrs afin de s’assurer de la solidité de l’appareil et éviter toute casse en vol. La première présentation du planeur FOX a été faite en 1993 par un pilote Jerzy Makula  qui à remporté le championnat du monde de vol acrobatique à Venlo aux Pays Bas. Le FOX a participé de nombreux vols de démonstration menés notamment en Allemagne et en Autriche pour permettre aux pilotes confirmé de s’initier à la voltige planeur. Durant de nombreuses années le FOX a indéniablement eu beaucoup de succès en prenant part à de nombreuses manifestations sportives à  travers le monde (Italie – 1994) (France – 1995) (Hongrie 1996) (Pologne 1998) (Autriche 1999) (France 2000) il est toujours aujourd’hui utilisé lors de show aérien avec une représentation spectaculaire

DRUINE TURBULENT D31

MD 312 FLAMANT
Conçu avant la deuxième guerre mondiale par Marcel Dassault, le MD312 est un gros bimoteur polyvalent qui fut utilisé pour le transport de passagers, mais aussi pour effectuer des vols de reconnaissance, de la photographie aérienne, du transport de petit fret…Le MD312 Flamant fut surtout utilisé en Algérie pour l’école bimoteur situé à Avord, où il finira sa  longue carrière vers la fin des années 70. En dehors de son esthétique quelque peu particulière, il émettait un son assez particulier du en effet au moteur Renault 12-T, 12 cylindre en V  inversé de 600 Ch le poussant à une vitesse maximale de 300 Km/h

ROYAL FACTORY SE 5

HAWKER HURRICANNE

EXTRA 300S (Catherine Maunoury)

APEX CAP 232 Pascale Alajouanine
Piloté par l’une des 20 femmes voltigeuses au monde, Pascal Alajouanine maîtrise par excellence le CAP 232 et a remporté plusieurs titres de championne de France, d’Europe et du monde par équipe.

TEAM GUINOT WINGWALKER (Sarah and Lucy)
2 gros biplans Boeing PT 17 STEARMAN, venu tout droit de Grande Bretagne, avec sur leurs ailes 2 filles les « Wingtalkers » effectuant des figures acrobatiques et  artistiques a donner le vertige la tête à l’envers, un show aérien à  vous couper le souffle avec fumigènes.

YAKOVLEV YAK 18 (Nanchang CJ-5 / CJ-6) OO-IAK de Jean Michel LEGRAND
En mai 1945, Alexander S. Yakovlev démarra la conception de l’avion biplace d’entraînement primaire Yak-18. Il était conçu pour remplacer les YakUT-2 et Yak-5 encore en service dans les Forces Aériennes. Cet avion est équipé d’un moteur radial Shvetsov M-11 5 cylindres. Le Yak-18 développement de l’UT-2 doté d’un train rentrant et d’un cockpit fermé se révéla très facile à construire et à maintenir. La première version qui emportait deux pilotes placés en tandem fut utilisée principalement pour la formation,
Dans les années 60 et 70, certains Yak-18 furent adaptés au vol acrobatique de compétition avec l’adaptation progressive d’un moteur plus puissant et d’un train tricycle. La construction originale en tubes d’acier et le revêtement entoilé fut remplacée par une faisant appel à des matériaux plus modernes. Le Yak-18 fut produit à environ 11.000 exemplaires en onze variantes par les usines de Arsenyev, Kharkov et Saratov (Russie), Becau (Roumanie) et en Chine. Le YAK 18 fut aussi construit sous licence chinoise nommé Nanchang CJ-5, de nombreux exemplaires furent exportés en particulier en Corée du Nord ou ils furent utilisés comme bombardiers.

*PHOTOS DE L’AUTEUR : THOMAS BOGAERT

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